Le rideau est donc tombé sur le G20 et sous les applaudissements unanimes des participants. Tout le monde a donc gagné. Même si dès le lendemain, on peut se demander quel impact réel les décisions prises lors de ce nouveau Bretton Woods, n' ayons pas peur des mots, et leur délai de mise en oeuvre, auront sur la sortie rapide de la crise. Obama n' aura pas raté sa première sortie et la nouvelle pratique du leadership américain aura indiscutablement séduit la communauté internationale. Je ne suis pas sûr qu' il en soit de même pour le deux "bons élèves" du premier rang, Nicolas et Angela, même s 'ils ont pu mettre en avant le succès de leurs revendications exprimées haut et fort et même au delà, avant la réunion du G20. Ils tenaient à leurs "listes", ils les ont obtenues. Ils peuvent sans doute tirer une certaine fierté à avoir réussi à mettre ans la zone grise et donc presque au banc des nations, la Suisse, le Luxembourg et ..Monaco parmi d' autres. Pour quel résultat ? Probablement aucun, sauf celui de réduire encore l' appréciation que les citoyens de ces pays garderont du notre et à les renforcer dans leurs pratiques. Prétendre à vouloir supprimer le secret bancaire relève d' autant plus du voeux pieux d' ailleurs, que les états ne se privent pas d'y avoir recours pour bon nombre d' opérations qu 'il convient de conduire à l' abri des regards.
Il n'y a donc guère d'illusions à se faire à se sujet. Ce qui me gêne d'avantage par contre, c'est de nous voir nous ériger en champions de la transparence et de la propreté, en éradicateurs de la différence, en adorateurs zélés d'une certaine Ordnung régulée et contrôlée que nous préfèrerons toujours à la logique du marché. En publicateurs de listes de coupables aussi, nous autres éternels donneurs de leçons, adeptes depuis Danton de la tolérance zéro et toujours prompts à nous joindre aux pratiquants anciens de la délation et de la prise d'otages. Sarkozy a donné sa ration de riches au peuple affamé. Mais qu' il prenne garde. Comme le dit le philosophe André Comte-Sponville , ne peut-on pas voir dans l 'excès d' égalitarisme, l' ombre ténue de la dictature ?





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